CorusNouvelles
Envoyer
Imprimer
Partager
3 Décembre 2009 - 19h27

ENB : Danny Williams souhaite encore s'entendre avec le Nouveau-Brunswick

CALGARY - Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, espère encore conclure une entente avec le Nouveau-Brunswick dans le dossier de la vente d'Energie Nouveau-Brunswick (ENB) à Hydro-Québec.

Au cours des derniers jours, le Nouveau-Brunswick a rejeté des requêtes venant de M. Williams et du premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, Darrell Dexter, en rapport avec l'entente.


Les deux leaders provinciaux craignent avoir plus de difficultés à transmettre de l'électricité aux Etats-Unis via le Nouveau-Brunswick une fois que la transaction avec Hydro-Québec aura été complétée. Les deux provinces avaient d'ailleurs acheminé une lettre ouverte au premier ministre Shawn Graham, mercredi, dans laquelle ils lui demandaient des garanties d'accès aux lignes de transmission d'énergie.


Lors d'un discours livré à des gens d'affaires, jeudi à Calgary, M. Williams a fortement critiqué Hydro-Québec, accusant la société québécoise de vouloir s'approprier du contrôle de l'approvisionnement énergétique dans les provinces de l'Atlantique.


Après son allocution, M. Williams a déclaré aux journalistes que les quatre provinces maritimes étaient des partenaires et qu'il allait continuer de négocier avec le Nouveau-Brunswick, malgré la plus récente fin de non-recevoir.


Plus tôt jeudi, le vice-premier ministre de la Nouvelle-Ecosse avait indiqué qu'il ne serait pas indisposé si l'entente de principe sur la vente d'ENB à Hydro-Québec avortait.


Bill Estabrooks a dit penser à l'intérêt supérieur de la province et à sa capacité d'exporter de l'électricité vers les marchés américains. Au passage, il a démenti l'affirmation selon laquelle les deux provinces se livraient ainsi à un jeu politique.


M. Estabrooks a dit savoir que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a donné des assurances verbales, mais il se demande pourquoi il refuse de les mettre par écrit.


Le Nouveau-Brunswick et le Québec espèrent compléter la transaction de 4,8 milliards $ d'ici à la fin de mars.

LA PRESSE CANADIENNE