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28 Juin 2009 - 17h41

Les Canadiens ont de la difficulté à reconnaître leurs célébrités

TORONTO - Les Canadiens sont à court de réponses lorsque vient le moment de reconnaître les visages les plus connus au pays.

Les résultats d'un sondage mené par Ipsos-Reid pour le compte de l'Institut du Dominion laissent entendre que de nombreux Canadiens ont de la difficulté à identifier leurs fils et filles les plus célèbres.


Seulement quatre Canadien sur dix a été en mesure de reconnaître John A. Macdonald sur une photographie, et ce, même si son visage se trouve sur les coupures de 10 $, tandis que Tommy Douglas, père du programme de soins de santé universels, n'a été identifié que par 19 pour cent des personnes approchées par les sondeurs.


"Aux yeux de nombreux Canadiens, ces personnages clés de notre passé étaient des étrangers", a affirmé Marc Chalifoux, directeur exécutif de l'Institut du Dominion.


Dans le cadre du sondage, mené via Internet, plus de 1000 Canadiens ont été appelés à regarder les photos de 10 personnages célèbres et à tenter de les identifier.


Seulement quatre visages étaient familiers de la majorité des participants à l'enquête.


Terry Fox, qui a traversé en courant, avec une seule jambe, les provinces atlantiques du Canada, le Québec et l'Ontario afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer, en 1980, et Céline Dion ont été identifiés par près de 90 pour cent des personnes questionnées. Le joueur de hockey Wayne Gretzky a été reconnu par 77 pour cent des participants au sondage.


Soixante-treize pour cent des gens ont par ailleurs été en mesure de reconnaître l'ancien premier ministre fédéral Pierre Elliott Trudeau.


Toutefois, Frederick Banting, qui a reçu un prix Nobel pour avoir découvert l'insuline, a été identifié par moins d'un Canadien sur 10.


Le chef métis Louis Riel n'a quant à lui été reconnu que par 27 pour cent des personnes sondées.


"Nous ne perpétuons pas la mémoire historique de certaines des grandes figures de notre passé, et si elles ne sont pas reconnues, cela démontre que nous racontons mal l'histoire canadienne, a indiqué M. Chalifoux. Nous pouvons faire mieux."


Le sondage a été mené auprès de 1013 personnes âgées de 18 ans et plus. La marge d'erreur d'un échantillon de cette taille est de 3,1 pour cent.

Par Diana Mehta, LA PRESSE CANADIENNE
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