Clément Gignac entre au cabinet

QUÉBEC- Seulement six mois après avoir repris le pouvoir pour un troisième mandat, le premier ministre Jean Charest a choisi de remanier son cabinet, mardi, et de rompre avec le dogme de la parité hommes-femmes.
Ainsi, dès le lendemain de son élection dans Marguerite-Bourgeoys, l'économiste Clément Gignac accède à la table du conseil des ministres et devient ministre du Développement économique.Il décharge du même coup Raymond Bachand, qui demeure ministre des Finances.
Claude Béchard passe des Ressources naturelles, où il était depuis 2007, à l'Agriculture. De plus, il prend le portefeuille des Affaires intergouvernementales, où Jacques Dupuis n'avait pas réussi à s'illustrer.
Laurent Lessard quitte l'Agriculture, où il avait eu du fil à retordre avec la crise de la listériose et l'application du rapport Pronovost, pour se retrouver aux Affaires municipales. Notaire de formation, il est l'ancien maire de Thetford Mines.
Dégagée des Affaires municipales, qu'elle dirigeait depuis 2005, Nathalie Normandeau prend le relais de Claude Béchard aux Ressources naturelles, ministère qu'elle convoitait depuis longtemps.
Mme Normandeau demeure vice-première-ministre et aura aussi la responsabilité du Plan Nord.
Moins chanceux que son collègue Clément Gignac, lui aussi élu député lundi, le nouveau député de Rivière-du-Loup, Jean D'amour, président du Parti libéral du Québec, n'a pas été appelé à faire partie du cabinet. Il s'installera sur les banquettes arrières.
En 2007, le premier ministre Charest avait marqué l'histoire en formant le premier cabinet composé à parts égales d'hommes et de femmes, et en disant vouloir inscrire une nouvelle tradition.
Mais ce précédent aura été de courte durée, puisqu'il y a maintenant 12 femmes et 14 hommes au conseil des ministres, sans compter le premier ministre.
La taille du cabinet demeure la même, avec 26 ministres.
LA PRESSE CANADIENNE
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