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6 Février 2010 - 17h30

Les ministres ne s'entendent pas sur la manière d'améliorer le système financier

LA PRESSE CANADIENNE/Fred Chartrand

IQALUIT, Nunavut - Les ministres des Finances du G7 ont mis en garde les gouvernements, samedi, afin que ceux-ci ne retirent pas trop rapidement leurs mesures d'urgences pour relancer l'économie et qu'ils ne favorisent pas la mise en place d'une réforme bancaire stricte, de peur que ces mesures ne freinent la relance.

Au terme la rencontre de deux jours qui s'est tenue à Iqaluit, au Nunavut, les ministres ont soutenu samedi que la reprise économique était belle et bien engagée et qu'elle s'était manifestée plus tôt que prévue. Mais ils ont tenu à souligner que cette dernière demeurait très fragile.


Et c'est pour cette raison qu'il faut faire preuve de prudence lorsque qu'il est question de mettre en place de nouvelles réglementations pour les banques, a indiqué le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner. "Nous allons élaborer le cadre de cette réforme avec un soin particulier et nous allons nous assurer, lorsque nous la mettrons en place, que nous le ferons de manière à ne pas miner la reprise éventuelle", a-t-il précisé.


M. Geithner a pris la parole à plusieurs reprises pour mettre en garde ses vis-à-vis quant à l'adoption de mesures trop sévères à l'endroit du système financier mondial et du système bancaire.


Par exemple, la Grande-Bretagne a mis en place une taxe importante sur les bonis des banquiers et les Etats-Unis ont proposé la mise en place de nouvelles réglementations, notamment, l'interdiction aux banquiers de faire des transactions avec leurs propres actifs. Cette dernière idée a été jugée inutile par certains ministres présents à la rencontre.


Vendredi, l'hôte de la rencontre, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a réitéré l'importance de s'entendre sur la mise en place d'une réglementation relativement uniforme dans le domaine bancaire, notant que certaines des propositions n'étaient pas "complètement consistantes".


Mais certains représentants ont indiqué que cette "uniformité" était difficile à atteindre et qu'elle était peut être pas nécessaire tant que les mesures proposées étaient compatibles.


Mais sans communiqué de presse officiel soulignant les grandes lignes d'une entente, il est difficile d'évaluer quelles ont été les avancées faites par les ministres des Finances du G7 au cours des derniers jours au sujet de la réforme du système bancaire. Conséquemment, l'on ne sait pas sur quoi s'appuieront les membres du G20 à l'occasion de leur rencontre au mois de juin quant il sera question de la réforme.


Mais les ministres ont convenu qu'ils devaient multiplier les rencontres, et ce, malgré que le G20 risque de leur faire ombrage. Ils se sont entendus pour poursuivre leurs pourparlers en marge de la rencontre du sommet du G20 au printemps.


Les ministres et les banquiers centraux du G7 ont aussi discuté des problèmes d'endettement de certains pays européens, particulièrement ceux de la Grèce et du Portugal. Et M. Flaherty a indiqué qu'il essayerait de convaincre ses collègues d'emboîter le pas du Canada et d'annuler la dette d'Haïti, ravagé par un séisme.

Par Julian Beltrame, LA PRESSE CANADIENNE
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