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02 novembre 2007

National | Vendredi 02 nov 2007 | 15:20

La FEUQ sort sa propre recherche sur les contributions étudiantes

Par Lia Lévesque, LA PRESSE CANADIENNE

MONTRÉAL - Lasse de n'entendre parler que de hausse des droits de scolarité, la Fédération étudiante universitaire vient de publier une recherche se penchant sur les effets des différentes formes de contribution étudiante.

Dans cette recherche, qui traite notamment d'imputabilité des universités, du manque de professeurs et du manque de financement fédéral, la FEUQ part du principe que le sous-financement des universités, estimé à 400 millions $, ne se réglera pas par la hausse déjà amorcée des droits de scolarité. Ces frais seront haussés de 100 $ par année pendant 5 ans.

«Les jeunes sont écoeurés de voir qu'année après année, élection après élection, il n'y a absolument rien qui se passe au Québec en éducation postsecondaire. Depuis la fin des années 1980, il y a toujours eu un débat non résolu au Québec sur comment bien financer l'éducation postsecondaire», a soutenu le président de la FEUQ, Jean-Patrick Brady, au cours d'une rencontre avec la presse, vendredi à Montréal.

La FEUQ a donc commandé une recherche qui se penche sur quatre scénarios de contribution étudiante : la gratuité scolaire, l'indexation des droits de scolarité, le remboursement de la dette étudiante proportionnellement au revenu du diplômé et l'impôt post-universitaire.

La FEUQ s'est toutefois refusé, pour le moment, d'adopter un de ces scénarios, préférant d'abord lancer le débat au sein de ses 120 000 membres. Elle fera ensuite la promotion du point de vue que ses associations étudiantes membres auront choisi de privilégier.

Le regroupement d'associations étudiantes concurrent, l'ASSE (Association pour une solidarité syndicale étudiante) revendique déjà la gratuité scolaire.

«Si les étudiants décident de promouvoir la gratuité scolaire, on va le faire», réplique M. Brady. Mais «je refuse de briser la démocratie en imposant des choses à 120 000 étudiants», qui doivent d'abord se prononcer sur les scénarios étudiés.

Parmi les hypothèses étudiées dans la recherche réalisée pour le compte de la FEUQ, celle d'une hausse de 5 % par année des droits de scolarité se traduirait par le départ de 8677 étudiants d'ici 10 ans.

La FEUQ revendique depuis des mois la création d'une commission parlementaire itinérante sur l'accessibilité à l'éducation postsecondaire, son financement et sa gestion.