National
10 février 2008
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Dans le cadre d'un entretien accordé à La Presse Canadienne, dimanche, M. Samad a affirmé que la sécurité procurée par les Canadiens et les autres troupes étrangères était essentielle afin de reconstruire un pays ravagé par des décennies de guerre et neutraliser la menace posée par le terrorisme.
M. Samad a tenu ces propos à la suite d'une allocution au cours de laquelle il a parlé du vide politique laissé derrière par les Soviétiques une fois terminée leur occupation de l'Afghanistan, en 1989, lorsque le pays a été "abandonné" par le monde.
Ce vide, a-t-il ajouté, a été comblé par les extrémistes islamistes - parmi lesquels plusieurs ont été formés dans les écoles religieuses du Pakistan voisin -, ce qui a éventuellement donné lieu à une guerre civile ayant permis aux talibans de prendre le pouvoir et d'offrir un abri sûr aux terroristes d'al-Qaïda.
M. Samad a affirmé que si les Afghans avaient effectué de grands pas afin de récupérer leur pays et de reconstruire leurs institutions dévastées, la situation demeurait précaire et la résurgence des talibans constituait une menace réelle.
Selon l'ambassadeur, un retrait hâtif des forces internationales, dont la présence est approuvée par la plupart des Afghans, aurait certainement des "conséquences désastreuses" et pourrait facilement mener à un Etat défaillant représentant de nouveau une menace pour la sécurité mondiale.