National
31 mars 2008
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Les médecins accusent désormais le Conseil du Trésor d'arrogance et de mépris. Ils estiment que les dernières propositions gouvernementales, bien qu'elles prévoient l'ajout d'un peu d'argent aux tarifs du régime, ne rapprochent en rien d'un règlement.
A leur avis, ces propositions prolongent les problèmes de fond qui sont la prise en compte dans l'entente des frais d'exploitation des cliniques dentaires et la notion de rémunération personnelle.
Le président de l'ACDQ, Serge Langlois dit être prêt à donner plus de temps au gouvernement pour convenir de la manière d'intégrer ces notions, mais il affirme qu'il n'est pas question de reprendre à zéro.
Le gouvernement et l'Association ont amorcé vendredi un blitz de négociations intensives en vue de sortir de l'impasse. Pour accélérer les pourparlers, les dentistes avaient annoncé la veille qu'ils se désaffiliaient du régime public. Ainsi, la carte d'assurance maladie n'est plus acceptée pour les soins accordés aux enfants de moins de 10 ans et aux assistés sociaux. Pour préserver la gratuité des soins dentaires assurée à ces deux clientèles, Québec a mis sur pied un système parallèle.
Québec verse environ 100 millions $ annuellement en rémunération aux dentistes pour acquitter les soins fournis gratuitement aux enfants et aux assistés sociaux. Le gouvernement a consenti à faire passer de 26 pour cent à 40 pour cent l'augmentation tarifaire, répartie sur plusieurs années, pour les soins offerts à ces deux clientèles.