National
14 avril 2008
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Les quelque 4000 rapports rendus publics contiennent des détails sur les armes transportées par les gens visés par les Taser, ou sur leur consommation de drogue ou d'alcool, mais on n'y retrouve rien sur les coupures, les brûlures et les ecchymoses causées par les décharges électriques.
Les informations relatives à la santé mentale de la personne visée ont également été rayées des rapports.
La GRC a essuyé des critiques le mois dernier pour avoir cessé de diffuser ce genre d'information. Le porte-parole libéral en matière de Sécurité publique, Ujjal Dosanjh, s'est réjoui lundi que la GRC ait divulgué plus d'informations, mais affirme que trop de détails sont encore censurés.
Une enquête menée par La Presse Canadienne et CBC/Radio-Canada le mois dernier a révélé que la GRC censurait certains détails qui auraient dû être notés chaque fois qu'un agent utilisait le pistolet Taser. Le commissaire de la GRC, William Elliott, avait alors demandé une révision des rapports afin de "déterminer si de l'information additionnelle" devait être divulguée.
L'un des rapports rendus publics lundi révèle qu'un agent a utilisé un pistolet Taser en 2004 en Alberta. L'agent a noté que l'individu visé a ensuite été examiné dans une installation médicale, mais la section devant contenir la description des blessures est demeurée vide. La GRC censure également la date précise des incidents, révélant uniquement l'année où ils se sont produits.
Vingt personnes sont décédées au Canada après avoir reçu des décharges électriques du Taser.