National
23 avril 2008
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M. Flaherty a tenu ces propos après s'être vu demander s'il était possible que le fédéral se retrouve avec un déficit budgétaire.
Lors d'un entretien accordé à la télévision, mercredi, juste avant de prononcer une allocution devant l'Association canadienne de New York, le ministre a affirmé que le gouvernement canadien disposait des outils nécessaires pour éviter qu'une telle situation de produise.
Mardi, la Banque du Canada a réduit ses taux d'intérêt d'un demi-point de pourcentage et revu à la baisse ses projections de croissance économique, à 1,4 pour cent pour cette année. En janvier, elle prévoyait une croissance de 1,8 pour cent.
La banque centrale a indiqué que le Canada devait se préparer à deux années de vaches maigres, ajoutant que l'équilibre au sein de l'économie serait rétabli vers le milieu de 2010.
Dans son budget déposé en février, M. Flaherty avait prévu que l'économie progresserait de 1,7 pour cent cette année. Toutefois, le ralentissement économique observé aux Etats-Unis et l'impact de la crise mondiale du crédit ont affecté plus durement que prévu le secteur manufacturier en Ontario et au Québec.
Le ralentissement de la croissance se traduira pour Ottawa par une baisse des revenus tirés de l'impôt des particuliers et des sociétés, ce qui laisse croire que les revenus pourraient être inférieurs aux dépenses et causer un déficit pour la première fois depuis une dizaine d'années.