National
28 avril 2008
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Abousfian Abdelrazik a été arrêté lors d'un séjour au Soudan alors qu'il rendait visite à sa mère souffrante en 2003.
Son avocat basé à Ottawa, Yavar Hameed, a indiqué que son emprisonnement était manifestement le résultat d'un tuyau provenant du Service canadien du renseignement de sécurité, qui suspectait M. Abdelrazik d'être lié à al-Qaïda. Les autorités soudanaises l'ont depuis libéré, n'ayant découvert aucune preuve pour soutenir une accusation criminelle contre lui.
M. Abdelrazik, un citoyen canadien, veut rentrer chez lui. Mais le Canada refuse toujours de lui procurer le passeport nécessaire ou d'autres documents de voyage.
Son avocat voit un parallèle avec le cas de Maher Arar, l'ingénieur d'Ottawa qui a été emprisonné et torturé en Syrie à la suite de fausses accusations de liens terroristes.
M. Hameed soupçonne le gouvernement canadien de vouloir laisser son client au Soudan indéfiniment, bien qu'il ait le droit de revenir au Canada.