National
29 avril 2008
|
M. Charest a affirmé n'être à aucun moment intervenu personnellement dans le processus décisionnel ayant mené au départ forcé de son "ami de longue date", en mars dernier.
Il aurait été inapproprié de sa part, comme premier ministre, d'agir autrement, a clamé M. Charest, mardi, en rappelant son devoir d'État, au deuxième jour de la commission parlementaire chargée de faire toute la lumière sur les circonstances ayant causé le congédiement de l'ex-délégué général.
M. Charest s'est lavé les mains de cette décision, en disant que si une personne ne respecte pas les consignes ou se montre incapable de travailler dans le cadre fixé, il revient alors aux autorités de prendre leurs responsabilités.
Cela dit, "ce n'est pas un tort dans la vie d'être l'ami du premier ministre", a-t-il dit, en vantant les compétences de M. Fortier, son vaste réseau de contacts et sa connaissance des milieux économiques et financiers.
La dernière conversation entre les deux amis a eu lieu en janvier, a précisé M. Charest, qui a appris en décembre qu'il existait un différend entre le délégué et le ministère des Relations internationales quant à un projet de réorganisation à la délégation.
En janvier, le secrétaire général du conseil exécutif l'a informé qu'une plainte de harcèlement psychologique avait été déposée contre M. Fortier.
Pressé de questions, il a dit ignorer la nature de la plainte.