National
01 mai 2008
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L'on revient donc à la case départ, ce qui signifie que les bulletins de nouvelles de TQS devraient définitivement disparaître de l'écran en septembre, en étant amputés dès le mois de juin. Quelque 270 personnes perdront ainsi leur emploi.
"Malgré toute l'ouverture qu'on a eue et quatre rondes de négociations, on a pratiquement perdu notre temps", s'est plaint jeudi Luc Bessette, président de l'un des syndicats CSN du réseau TQS, à Montréal.
Rencontrant les journalistes devant les bureaux du réseau de télévision à Montréal, le président du syndicat des employés de TQS à Québec (SCFP-FTQ), Eric Lévesque, a indiqué que les syndicats avaient fait une contre-proposition à Remstar, visant à "préserver la production et l'information" à Télévision Quatre-Saisons.
Ils étaient prêts à certaines ouvertures sur la convention collective "tout en espérant obtenir de Remstar qu'il revienne sur sa position" de mettre à pied 270 employés et de ne plus diffuser de bulletins de nouvelles, mais cela n'a semble-t-il pas été le cas, selon M. Lévesque. Il affirme que seulement quelques postes auraient été maintenus, "saupoudrés" çà et là.
M. Bessette a tenu à dire qu'il demeurait ouvert à négocier d'ici les 24 prochaines heures.
Des assemblées générales des membres des syndicats sont convoquées à compter de vendredi. Les dirigeants syndicaux feront alors rapport plus précisément à leurs membres des offres et contre-offres qui ont été présentées de part et d'autre.
M. Bessette a aussi évoqué la possibilité d'intenter des recours juridiques, mais n'a pas voulu en dire davantage, se bornant à indiquer que les avocats de la CSN et de la FTQ s'affairaient à regarder ce dossier.
Il appartiendra ensuite au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de trancher la question, lors des audiences de juin.
Charest les visite
Plus tôt dans la journée, le premier ministre du Québec, Jean Charest, avait brièvement rencontré les dirigeants des syndicats de TQS, dans un hôtel de Montréal, celui-là même où il venait de donner une conférence de presse pour annoncer un investissement.
Le premier ministre les a rencontrés à leur demande et les échanges ont eu lieu à huis clos.
M. Charest était alors accompagné du ministre du Développement économique Raymond Bachand et de la présidente du Conseil du trésor Monique Jérôme-Forget.
"C'est une occasion d'échanger sur l'avenir de TQS et de réitérer les positions qu'on a prises publiquement et privément, pour dire que l'avenir de TQS, c'est très important. C'est important pour le Québec. C'est la diversité de l'information. C'est au Québec une institution qu'il faut protéger. Alors on va suivre ça de très, très près", a affirmé le premier ministre Charest.
Il a lui-même souligné que tous les partis à l'Assemblée nationale s'entendaient sur la nécessité de maintenir le service de l'information à TQS.
"Après ça, on risque d'arriver sur le terrain politique. Ca aussi, il faut être franc et le dire. Quand on va arriver sur le terrain politique, ce sera aux partis fédéraux de se prononcer", a lancé M. Charest.