National | Mercredi 04 jun 2008 | 18:46La défense déclare sa preuve close au procès de Basil Parasiris |
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Par Sidhartha Banerjee, LA PRESSE CANADIENNE
LONGUEUIL - La défense a déclaré sa preuve close, mercredi matin, au procès de Basil Parasiris, au palais de justice de Longueuil, après avoir fait entendre son deuxième et dernier témoin.Après M. Parasiris lui-même, accusé du meurtre prémédité du policier lavallois Daniel Tessier, c'est sa conjointe, Penny Gounis, âgée de 42 ans, qui a témoigné devant le jury bilingue formé de six hommes et six femmes.
Mme Gounis a soutenu que les événements se sont déroulés trop rapidement pour qu'elle ait le temps de réagir quand des hommes, qui se sont plus tard avérés être des policiers, ont défoncé la porte de chez elle dans la nuit du 2 mars 2007.
Elle a dit avoir été réveillée par trois coups très forts contre la porte avant de son domicile. Affirmant croire qu'elle était victime d'un braquage à domicile, elle a aussitôt craint que sa famille soit en danger. Elle a répété au cours de son témoignage qu'elle était terrifiée. On aurait dit qu'une armée envahissait la maison, a-t-elle raconté.
Basil Parasiris a déjà déclaré au cours de son propre témoignage qu'il avait ouvert le feu, croyant que des criminels entraient chez lui par effraction.
Mme Gounis a été atteinte d'une balle au bras alors que la police répliquait en tirant 14 balles dans sa chambre à coucher. Elle a dit n'avoir réalisé que les intrus étaient de la police que lorsque les coups de feu ont cessé et que son mari lui a dit de cesser de crier.
Elle et son mari soutiennent qu'ils n'ont pas eu le temps de composer le 911, toute l'affaire n'ayant pris que quelques secondes.
Après avoir arrêté son mari, les policiers ont gardé Mme Gounis menottée malgré sa blessure. Toujours menottée, elle a dit être allée réconforter sa fille, alors âgée de 7 ans, qui pleurait dans la salle de bain. Voyant sa mère saigner, elle répétait "je ne veux pas que tu meures", selon Mme Gounis.
Même si elle a réclamé une ambulance, un policier a fait peu de cas de son état, a-t-elle poursuivi, ajoutant qu'elle avait perdu beaucoup de sang et a finalement perdu conscience. On ne lui a ôté ses menottes que lorsqu'un ambulancier l'a exigé.
Contre-interrogée par la procureure de la Couronne, elle a affirmé qu'après une série de braquages de domiciles dans la région de Montréal, y compris un cas survenu à quelques centaines de mètres de chez elle, elle se sentait plus en sécurité, sachant que son mari pouvait avoir rapidement accès à des armes à feu.
Le jury reviendra en cour lundi prochain pour entendre les plaidoiries des avocats devant le juge Guy Cournoyer.
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