National | Mercredi 14 mai 2008 | 14:31Disparitions d'enfant: Dupuis veut des interventions plus rapides. |
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Par Rémi Nadeau, LA PRESSE CANADIENNE
QUEBEC - Québec écarte la création d'une escouade spéciale d'enquête consacrée aux disparitions d'enfant, mais demande aux corps policiers d'améliorer leur délai d'intervention lors de ces événements.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a indiqué mercredi qu'il rejetait la demande formulée par les parents de Cédrika Provencher et l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, qui souhaitent la mise sur pied d'une escouade dédiée.
"Il faudrait dégager des policiers qui existent déjà, faire une escouade d'un nombre limité de policiers qui ne feraient que ça, ce ne serait pas rendre service à la population", juge le ministre, qui croit que les 14 000 policiers du Québec peuvent très bien faire le travail.
Par contre, M. Dupuis admet que le cas de Cédrika Provencher, disparue l'été dernier, a démontré que les forces de l'ordre doivent intervenir plus rapidement et qu'il faut revoir leur façon de faire.
"Il faut avoir le courage de voir les leçons qu'il y a à tirer de ça", a-t-il dit, en évoquant la disparition de la fillette le 31 juillet en Mauricie, qui demeure un mystère encore mecredi.
Le ministre veut faire en sorte qu'une même procédure d'intervention soit établie et appliquée ensuite partout sur le territoire.
"Lorsqu'il y a une information à l'effet qu'un enfant est disparu, ce sont les premières minutes, les premières heures qui sont importantes. Là, il faut que les policiers soient bien instruits de ça, soient bien formés et que tout le monde agisse de la même façon", a-t-il expliqué.
Le ministère entend par ailleurs consulter les responsables du centre de traitement des cas de disparition aux Etats-Unis, afin de profiter de leur expertise.
Jacques Dupuis a rencontré mardi à Québec le président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, Pierre-Hugues Boisvenu, après avoir accordé récemment un entretien à la mère de Cédrika Provencher, Karine Fortier.
Les parents de la petite fille ont remis publiquement en question le travail des policiers, déplorant qu'ils aient tardé à considérer la thèse de l'enlèvement.
Pour sa part, M. Boisvenu s'est montré encouragé à la suite de sa rencontre avec le ministre.
"On lui a dit qu'on le laissait aller avec son intention d'implanter une procédure d'intervention unique, et qu'on allait la suivre de près."
M. Boisvenu, dont la fille Julie a été assassinée en 2002, a profité de la rencontre pour formuler d'autres demandes au gouvernerment.
L'association souhaite notamment l'implantation d'un centre de thérapie pour les personnes souffrant de choc post-traumatique après l'assassinat d'un de leurs proches.
Elle réclame aussi que la Sûreté du Québec et les corps policiers municipaux améliorent leurs communications avec les familles des personnes disparues.
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