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National | Mercredi 14 nov 2007 | 16:05

Malgré la "répression", les étudiants augmentent les moyens de pression

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LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - Des étudiants des niveaux collégial et universitaire multiplient les moyens d'action pour se faire entendre de la population et du gouvernement Charest.

Ils dénoncent la hausse des frais de scolarité et réclament plutôt la gratuité scolaire et l'établissement d'un système de garderie publique adaptée à la condition étudiante pour permettre une meilleure conciliation étude-famille. Ils demandent aussi un réinvestissement dans les ressources et services.

Des manifestations et conférences de presse pour rappeler leurs revendications ont eu lieu mercredi à Montréal, Québec et Drummondville, notamment. Les étudiants entamaient alors trois jours d'action ou de grève, et une grande manifestation est prévue jeudi après-midi à Montréal.

Depuis octobre 2006, les étudiants ont multiplié les moyens.

Pendant ce temps, des étudiants se plaignent d'une répression sans précédent à leur endroit, selon l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE).

Le porte-parole de l'ASSE, Hubert Gendron-Blais, souligne que la police anti-émeute est intervenue à trois reprises en deux jours, à Montréal, ayant même recours, selon lui, au poivre de Cayenne et au pistolet à décharge électrique.

En début de nuit mercredi, 102 étudiants ont été arrêtés au Cégep du Vieux-Montréal parce qu'ils refusaient de quitter les lieux. Lundi, la police est intervenue à deux reprises à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) pour disperser des grévistes devant la salle de classe de l'aspirant recteur de l'UQAM, Claude Corbo, puis pour déloger une centaine de manifestants qui s'étaient barricadés vers 23h30.

M. Gendron-Blais soutient que les manifestants étaient pacifistes et qu'à chaque fois ils ont tenté de négocier avec l'administration, qui a plutôt fait appel à la police.

L'ASSE prévoit l'escalade des moyens de pressions jusqu'à une grève générale illimitée dans les semaines et les mois à venir.

A l'UQAM, le porte-parole de la manifestation étudiante tenue mercredi au centre-ville de Montréal, Guillaume Potvin, estime toutefois que les moyens de pression ne prendront pas l'allure d'une grève générale comme en 2005, du moins pas avant la fin de l'hiver.

Pour sa part, la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, a indiqué mercredi qu'elle préférerait voir les étudiants en classe plutôt que dans la rue.

La ministre Courchesne refuse notamment de revenir en arrière sur sa décision de hausser les droits de scolarité de 50 $ par session universitaire. Selon elle, le gouvernement a bonifié l'aide financière aux étudiants pour éviter que le dégel des frais ait un impact négatif sur l'accessibilité à l'éducation supérieure.

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