Sports | Jeudi 03 jui 2008 | 19:34Marc Denis s'amène à Montréal |
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«Rien n'est encore coulé dans le béton, mais je connais la situation à Montréal avec Price et Halak. Je sais aussi que j'arrive de loin, mais je vois ce contrat comme une chance de reprendre mes lettres de noblesse, même si ça passe par un voyage à Hamilton. Je suis prêt à prendre les bouchées doubles pour réussir. Avec le Centenaire, c'est un honneur pour moi de faire partie de cette organisation.»
D'ailleurs, Denis raconte que l'appel du Canadien est entré très rapidement après l'ouverture du marché des agents libres. «Le Tricolore a démontré de l'intérêt dès la première heure. J'ai voulu être patient parce que je cherchais la situation idéale. C'est évident que ce n'est pas la situation idéale pour moi, mais parmi les offres que j'ai reçues, le choix du Canadien a été très facile pour moi. Je viens de Montréal, j'ai rêvé comme tous les jeunes de jouer pour le Canadien.»
Le cerbère de 30 ans croit d'ailleurs qu'il n'y a personne de mieux placé que l'entraîneur des gardiens de but chez le Canadien, Roland Melanson, pour lui redonner confiance. «Je suis très excité de travailler avec Roland Melanson. Je ne veux pas dénigrer les entraîneurs avec qui j'ai travaillé par le passé, mais quand un gardien veut se remettre sur pieds, ça passe par un bon entraîneur et tout le monde connaît la qualité de Roland.»
Avec le poste de #1 pratiquement réservé à Carey Price pour plusieurs années chez le Canadien, Denis se dit prêt à jouer le rôle d'auxiliaire de confiance. «Je n'ai aucun problème avec ce rôle-là. Ron Tugnutt l'a fait avec moi à mes débuts et c'était très bien.»
Rappelons que Denis était un gardien de but de premier plan dans la LNH il n'y a pas bien longtemps. Suite à son passage désastreux à Tampa Bay, où il n'a jamais conservé un pourcentage d'efficacité supérieur à ,900, il refuse de pointer du doigt John Tortorella. «J'ai tourné la page aujourd'hui. Je ne veux pas commencer à chercher un coupable pour mes déboires. C'est évident que je prends une partie du blâme même si je ne suis pas le seul responsable. J'en sors grandi en tant qu'être humain et en tant que gardien de but.»
Frédéric Bhérer / Corus Sports
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