Corus Info690 Ckac Sports Ckoi 985fm Info800
Corus Nouvelles, l'actualité en temps réel

Carte du site

International
Accueil / International

Le

International | Jeudi 19 jun 2008 | 11:37

Le "non" irlandais ne remet pas en cause le pacte européen sur l§immigration, assure Brice Hortefeux

» Options
» Taille du texte
Taille par defaut 12pt 14pt

ASSOCIATED PRESS

PARIS - Le "non" irlandais au traité de Lisbonne "ne change en rien" l'ambition de la France de faire adopter par les Vingt-sept le pacte sur l'immigration. "Au contraire", a assuré jeudi le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux.

Pour le ministre, proche de Nicolas Sarkozy, le pacte sur l'immigration devrait être signé comme prévu lors du conseil européen d'octobre et permettra "de démontrer aux Européens comme aux Français que l'Union européenne est enfin capable de relever les défis".

"Il n'existe pas, à ce jour, de cohérence à l'échelle des 27 pays de l'Union en matière d'immigration", alors que "dans un espace de libre circulation comme l'Union européenne, toute décision d'un Etat a des répercussions immédiates sur les autres", a argumenté M. Hortefeux, qui s'est rendu dans presque toutes les capitales européennes pour défendre son projet et assure avoir rencontré un accord "unanime sur les principes".

"L'idée de ce pacte est une initiative clairement française, mais sa conception sera clairement européenne", a-t-il promis, à deux semaines de la présentation officielle du projet, le 7 juillet à Cannes.

Son pacte propose tout d'abord de renforcer la lutte commune contre l'immigration irrégulière en rejetant toute régularisation massive et en organisant des expulsions conjointes par avion.

Concernant l'immigration légale, Paris semble en revanche en passe de renoncer à l'extension du contrat d'accueil et d'intégration que les immigrés signent à leur arrivée dans plusieurs pays, en raison notamment de l'hostilité de l'Espagne. "C'était un élément mineur dans un pacte majeur", a philosophé le ministre.

En matière d'asile, Paris ambitionne de réduire des disparités énormes dans le traitement des dossiers, dont le taux d'acceptation varie de moins de 1% en Grèce à 45% en Autriche. Mais là encore, Paris semble avoir revu ses ambitions à la baisse puisque la mise en place d'un "régime commun" n'est plus évoquée. "Nous allons proposer la création d'un bureau d'appui" et d'élaborer une "politique progressivement davantage commune", s'est contenté de dire Brice Hortefeux.

Il propose aussi de mieux surveiller les frontières extérieures de l'Union en renforçant l'agence européenne Frontex et de promouvoir le codéveloppement.

Envoyer Envoyer Imprimer Imprimer